28 mai 2008
Deux faucheurs anti-ADN relaxés à Millau !
Deux faucheurs volontaires de maïs transgénique, qui ont refusé de se soumettre à un test ADN fin 2007, ont été relaxés aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Millau. Le tribunal a simplement motivé son jugement en la qualifiant de "décision très juridique", une façon de dire que le fichage ADN pour les faucheurs est inopportun et disproportionné.
Les bonnes nouvelles succèdent donc aux moins bonnes. A ce jour, je ne connais toujours pas la date de ma comparution en appel, alors que je suis, il me semble, celui qui a été le plus lourdement condamné. En décembre, un faucheur avait cependant été condamné à deux mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Douai.
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27 mai 2008
Pas de petits profits pour Monsanto
Pour les 49 de Grenneville, la situation n'est déjà pas évidente puisque nous sommes en train de payer nos amendes pour le fauchage d'août 2004. Grâce à la solidarité des militants de Franche-Comté, j'ai pu ainsi réussir à tout payer, ce n'est malheureusement pas le cas des 49.
Cette affaire n'est même pas finie pour autant car aujourd'hui avait lieu à Orléans l'audience pour les dommages et intérêts réclamés par Monsanto en réparation ! Monsanto a réclamé 626 000 €, l'expert désigné par la cour d'appel a estimé le préjudice à 100 000 € et maitre Etelin, notre avocate, a plaidé pour 4000 € en réparation des dommages envers les agriculteurs concernés. Le jugement sera rendu le 16 septembre.
Faut-il rappeler au passage que le conseil d'État lui-même avait déclaré (2 ans après le fauchage) que le champ était illégal ?
Il n'y a certes pas de petits profits pour Monsanto qui brasse déjà des milliards, mais la démarche de la firme consiste surtout à épuiser les ressources des faucheurs et à nous faire cesser la lutte pour des raisons d'argent. Ils savent bien que sur ce plan-là, nous sommes faibles, alors que sur le terrain de la controverse, du débat démocratique, de la loi, ils sont inévitablement perdants !
Réponse le 16 septembre, d'ici là, de nombreux autres procès auront lieu, à Orléans encore, à Chartres, à Toulouse ... Ne baissons surtout pas la garde !
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15 avril 2008
Le procès du fichage mérite un appel
C'est donc décidé, j'ai fait appel de la décision prononcée le 4 avril dernier. Je ne peux me résoudre à accepter à être aussi lourdement condamné, et ce d'autant plus que 5 jours avant mon procès, Renate était elle relaxée pour des faits rigoureusement identiques. Je ne peux accepter non plus que cette question du fichage génétique soit banalisée, traitée en 15 minutes par un juge débordé, méprisant et coupant systématiquement la parole. Ce fichage est une véritable folie démentielle et c'est, il me semble, très bien compris par la population. Il y a pourtant déjà tant de combats à mener. Celui des OGM dure depuis si longtemps mais je n'arrive pas à imaginer que nous puissions échouer, la cacophonie gouvernementale et parlementaire est, à mon avis, un signal très positif. La pression des lobbys pro-OGM ne suffit plus.
J'ai reçu aujourd'hui un courrier d'un paysan sympathisant, s'excusant presque de ne pas être à ma place au tribunal. Je le répète, je n'ai pas de charge de famille, je ne risque rien sur le plan professionnel. Si des gens dans ma situation ne se lancent pas dans la lutte, qui le fera ? Je suis toujours très impressionné par les paysans n'hésitant pas à s'engager, connaissant leurs emplois du temps. Bien souvent, c'est un engagement qui se prend à deux mais on ignore souvent la compagne ...
Je terminerai en rappelant que l'appel aux dons a été très suivi. Il m'est possible aujourd'hui de payer l'ensemble des amendes et de reverser une partie des dons aux autres copains faucheurs, dans les régions où le nombre de condamnés est plus important qu'ici.
Pour rappel :
amende pour le fauchage : 1000 € + 270 € de frais de justice;
En attente, pour le refus de fichage ADN : 420 € + 90 €
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04 avril 2008
Ce n'est qu'un début ...
Il me semble ardu ce soir de tirer un premier bilan de cette journée tant les sentiments sont mitigés.
Le juge a refusé de laisser Me Sevin s'exprimer, il lui a systématiquement coupé la parole, quand je suis venu à la barre pour m'exprimer, il m'a d'abord rappelé que j'étais libre et qu'il me laissait parler ... pour à mon tour me couper la parole, abréger le temps de parole et finir par du chantage : si vous acceptez de donner aujourd'hui votre ADN, nous serons cléments. J'ai voulu justifier ma réponse, il m'a à nouveau arrêté pour me dire "oui ou non" ? Comme si tout cela était aussi simple. La frustration a été énorme. Il n'y a pas eu de délibéré, le jugement a été rendu dans l'après-midi, comme si finalement, tout cela avait déjà été jugé auparavant. Il a donc alourdi ce que le procureur avait demandé, j'ai été condamné à 60 jours-amende à 7 €, soit 420 € d'amende.
A t-il eu peur de la politisation du tribunal, que nous prenions ce jugement pour une tribune ? Avait-il décidé qu'il n'y avait pas de débat possible, qu'il ne voulait pas être en retard à sa soirée ? Il est vrai qu'il y avait toute une série d'affaire à traiter et on peut une nouvelle fois regretter la baisse du nombre de magistrats, baisse qui empêche la mise en place d'une véritable démocratie.
Sur le plan purement "judiciaire" donc, nous sommes bien évidemment déçus et nous réfléchirons pendant le WE à l'opportunité de faire appel. Pourtant, sur le plan "militant", la journée a été réussie. La mobilisation a été forte et je tiens une nouvelle fois à remercier tous les militants de toutes les différentes formations, les élus Verts, régionaux et municipaux, qui sont venus pour débattre, afficher, alerter la population bisontine ... et encourager le prévenu. Prévenu qui comparaissait seul mais qui représentait le combat de toute une part non négligeable de la population, celle qui refuse une société inhumaine.
Ils sont également venus apporter leur contribution à une caisse de soutien puisque mine de rien, je cumule aujourd'hui 1690 € d'amende ...
Ce n'est qu'un début, continuons le combat !
23:35 Publié dans OGM et ADN : A qui profite la science ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : procès, adn, besançon, fauchage, faucheur, volontaire
01 avril 2008
"Quand on n'a rien à se reprocher ..."
C'est bien connu "quand on n'a rien à se reprocher, on n'a rien à craindre" ... Il n'y a donc pas lieu de s'opposer au fichage génétique.
Sauf qu'en l'occurrence, je n'ai rien à me reprocher ! Par ses convocations systématiques, l'état veut faire passer les faucheurs volontaires et tous les lanceurs d'alerte en général, pour des délinquants en puissance. Clairement, il nous dit : " Vous êtes des personnages dangereux pour l'ordre public, nous vous tenons désormais à l'œil !"
Pour rappel, le fichage génétique a été créé pour lutter contre les délinquants sexuels. C'est une procédure très couteuse mais efficace dans ce cadre. Pour satisfaire ses lubies d'apprenti généticien (on se souvient de ses prises de position pendant la campagne présidentielle) et pour en rajouter dans le délire sécuritaire, Sarkozy en a étendu le champ d'application. Le résultat, c'est qu'aujourd'hui, cela coute très cher à l'état et c'est inopérant. Des faucheurs qui avaient accepté le prélèvement ont été reconvoqués parce qu'entre temps, on avait égaré leur dossier ... Car oui, il faut le rappeler, ce FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques) est géré par une entreprise privée ! On peut s'inquiéter pour la confidentialité du fichier ...
D'un côté, Sarko organise la rétention de sureté contraire à toutes les règles du droit et de l'autre, il prive l'état d'un outil efficace pour lutter contre les délinquants sexuels.
Au delà, il faut rappeler que cet outil de fichage a des relents de dictature, d'heures très sombres de l'histoire.
Hier, Renate Ruck, citoyenne allemande, faucheuse d'OGM, membre elle aussi des 49 d'Orléans et jugée pour refus de prélèvement, a été relaxée par le tribunal de la Roche-sur-Yon en Vendée. C'est une grande première. Lors de l'audience, elle avait rappelé que ce fichage lui rappelait la traque systématique des Juifs par l'Allemagne nazie.
Nous ne pouvons rien laisser passer !
16:53 Publié dans OGM et ADN : A qui profite la science ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fichage, génétique, adn, refus, ogm, faucheur
27 mars 2008
Procès ADN : J-8
Alors que la campagne des municipales battait son plein, je devais préparer un nouveau combat, celui du procès pour avoir refusé le fichage génétique. En cumulant à cela les activités professionnelles, mon calendrier était bien chargé. A nouveau, j'ai pu constater la solidarité qui se forme autour de ces questions gravissimmes des OGM et du prélèvement ADN qui, à nouveau, selon moi, relèvent de la même logique. Dans ce combat, il se trouve que nous sommes un certain nombre à être poursuivis par la justice. Parmi eux, les "49 d'Orléans", et parmi ces 49, moi-même. Je n'en retire pas de fierté particulière, je ne regrette rien. Je ne risque rien pour ma vie professionnelle, je n'ai pas de charge de famille : si quelqu'un dans ma situation n'est pas en première ligne pour ce combat, qui d'autre pourrait y aller.
Et pourtant, si c'est moi qui suis convoqué vendredi 4 avril, il me semble à chaque fois plus évident que je ne suis qu'une sorte de porte-parole d'un mouvement bien plus général. Je ne peux même plus compter les messages de sympathie, de soutien, c'est à peine si je peux trouver le temps d'y répondre. Pour la plupart, ces messages proviennent de personnes que je ne connais même pas. Et que dire de tous ceux, parmi les Verts, parmi le collectif "Pour une Franche-Comté sans OGM", parmi les membres d'Attac, parmi tous ceux qui se retrouvent bien dans toutes ces organisation ou dans aucune, qui se démènent pour faire du 4 avril une étape médiatique importante dans cette lutte ?
Vendredi 4 avril, je suis convoqué à 15h30, mais à 15h ce seront, je pense, une bonne centaine de personnes qui répondront à la convocation pour témoigner non pas un soutien à François Mandil, mais un soutien à la cause humaine, à la cause des paysans, à la cause d'une science qui veut le progrès humain. Vendredi 4 avril, ce sera une nouvelle affirmation claire que les citoyens ne veulent pas des OGM, que les faucheurs ne sont pas des délinquants mais des lanceurs d'alerte.
Les 49 d'Orléans avons également été condamnés à 2 mois de prison avec sursis (voire fermes pour JE Sanchez) et 1000 € d'amende. Ces 1000 € se sont transformés en 1270 avec les frais de justice. Les Verts de Franche-Comté sont en train d'organiser la solidarité financière. En Franche-Comté, nous n'avons que peu de faucheurs condamnés. Tous les dons pourront donc également servir l'ensemble des faucheurs condamnés en France. Merci encore à vous.
16:59 Publié dans OGM et ADN : A qui profite la science ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : procès refus fichage génétique adn besançon
18 décembre 2007
Fichage génétique, les raisons d'un refus
Vous savez sans douteque j'ai été condammé pour un fauchage d'OGM. A ce titre et dans le cadre de la prévention de la grande délinquance et surtout de la constitution d'un grand fichage génétique de la population, j'ai été convoqué par la police pour un prélèvement.
Evidemment, j'ai "refusé de [me] soumettre à un prélèvement génétique biologique destiné à permettre l'analyse et l'identification de [mon] empreinte génétique", ce qui est un délit.
Me voila donc reparti dans des péripéties judiciaires, je suis convoqué au tribunal correctionnel de Besançon le 4 avril prochain. Je remercie ici toutes les personnes m'ayant déjà témoigné de leur soutien. Un comité de soutien est en train de se mettre en place.
Je peux comprendre les réactions des personnes me disant que ce combat ne relève pas de l'écologie. J'entends également les arguments sécuritaires que n'ont d'ailleurs pas manqué de me rappeler les OJ (Officiers de Police Judiciaires).
Pourtant, je considère que tout est intimement lié et je me lance dans ce nouveau combat non pas de gaiété de coeur mais une motivation intacte.
Depuis mars 2003, la police réalise un prélèvement ADN des personnes suspectées ou jugées coupables de presque toute action illégale, sans limite d’âge : tag sur un panneau publicitaire, vol à l’étalage, fauchage d’un plant de maïs OGM, collage d’affiche, outrage au drapeau français... Début mai 2007, deux enfants de 8 et 11 ans étaient convoqués pour relever leurs empreintes génétiques. Motif ? Avoir volé deux « Tamagotchi » et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord de la France. Suite à la protestation des parents et quelques articles dans la presse nationale, le procureur a finalement fait marche arrière. À titre exceptionnel.
Dans un silence médiatique quasi-absolu, l’Etat français instaure le fichage génétique de toutes les personnes considérées comme ’’déviant-e-s’’ : manifestants anti-CPE, faucheurs d’OGM, jeunes des quartiers populaires, militants antipub, syndicalistes... Déjà plus de 480 000 profils ADN sont regroupés dans le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), dont plus de 200 000 sur simple présomption, sans qu’une condamnation n’ait été prononcée à leur encontre. D’ici 2008, l’objectif de l’Etat français est d’atteindre le million de personnes fichées. Seuls les délits financiers et les abus de biens sociaux ne sont pas concernés par ce dispositif !
La France est le second pays européen en matière de fichage. L’Angleterre reste loin devant, avec plus de 3 millions de personnes génétiquement fichées, soit 5% de la population. D’ici quelques temps, les fiches ADN seront mutualisées dans toute l’Europe. Depuis le 15 janvier 2007, les 27 pays de l’Union européenne ont en effet donné leur accord de principe pour inscrire dans la législation européenne le libre accès pour chacun des Etats membres aux fichiers ADN des autres pays.
Le contexte sécuritaire comme justification
Le fichage génétique nous est présenté comme une avancée technologique incontournable avec comme objectif officiel, la « sécurité des Français », à commencer par l’amélioration des enquêtes policières. Pourtant, le fichage génétique ne poursuit pas seulement des buts d’investigation policière. Le fait de prélever quasi systématiquement et de conserver 40 ans l’ADN de toute personne suspectée ou condamnée par l’Etat est également présenté comme une « mesure préventive ». Pour les promoteurs du fichage génétique étendu à la quasi-totalité des crimes et délits, tout individu présentant des comportements jugés ’’déviants’’, aussi minimes soient-ils, est un criminel en puissance. Souvenez-vous du « rapport Bénisti » de novembre 2005, qui abondait dans ce sens. Basé sur une étude de l’INSERM , il prédéfinissait notamment les stigmates de la ’’délinquance’’ en fonction du comportement des enfants, dès l’âge de trois ans. Les origines étrangères étaient présentées comme des circonstances aggravantes.
Cette conception selon laquelle les lois sécuritaires profiteraient à tous, responsables politiques et simples citoyens est un mensonge fort utile pour certains dirigeants. Il permet de masquer les antagonismes sociaux et de renforcer la répartition actuelle des richesses et du pouvoir dans une société de plus en plus inégalitaire. Alors que le capitalisme impose partout le règne du profit et produit les désastres sociaux et environnementaux que l’on connaît, l’Etat se fait de plus en plus pénal, intrusif et omniprésent et ce n’est donc pas un hasard si le fichage ADN vise désormais les militants politiques : faucheurs d’OGM, anti-pubs, syndicalistes, manifestants anti-CPE. Ce n’est donc pas un hasard non plus si, en revanche, le fichage génétique ne concerne pas les délits financiers, la « délinquance en col blanc », les abus de biens sociaux et autres détournements financiers. En pénalisant les actes de contestation politique, le fichage ADN contribue à diffuser un sentiment de peur, celle de s’opposer aux lois, de désobéir, de se révolter, la peur de lutter contre un ordre social injuste.
Enfin, ce fichage est également un outil des régimes dictatoriaux. Il suffit de se mettre quelques minutes dans la peau d’un juif sous Pétain, d’un Chilien sous Pinochet ou d’un Tchadien sous Idriss Déby pour comprendre à quel point les dispositifs sécuritaires développés actuellement en France sont lourds de menaces. Le quadrillage des populations, la multiplication des fichages, les nouvelles technologies de contrôle et le sentiment de peur qu’elles génèrent sont les outils de base de la répression des opposants politiques. Non seulement les lois sécuritaires renforcent les dominations qui pèsent sur la population, mais elles jalonnent le chemin vers des régimes dictatoriaux.
Vers la discrimination
Multiplication des fichages, vidéosurveillance, déploiement de technologies biométriques... Au nom de la « sécurité » et de la « prévention », le fichage ADN permet pourtant d'aller encore plus loin en matière de traçabilité sociale. Une nouvelle politique sécuritaire devient possible, basée sur le caractère génétique des comportements ’’déviants’’. Une conviction du président Nicolas Sarkozy lui-même : « J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. » (Philosophie Magazine, mars 2007) Autrement dit, notre identité se réduirait principalement aux informations stockées dans notre ADN, nos caractéristiques biologiques prédomineraient sur notre histoire, notre éducation, notre contexte affectif, social et économique. Ainsi, connaître l’ADN de l’ensemble de la population permettrait d’identifier les futurs criminels.
D’un point de vue politique, la conception du monde selon laquelle « l’inné » prédomine sur « l’acquis » présente de nombreux avantages :
- Elle minimise la responsabilité de l’Etat et de l’organisation sociale dans les souffrances de la population. Affirmer la prédominance génétique de telle ou telle pathologie, c’est faire passer à l’arrière-plan le contexte social et environnemental. C’est couper l’herbe sous le pied de toutes les organisations politiques qui considèrent l’actuel système social comme la principale cause des souffrances psychiques, des maladies, des suicides et de la misère sociale.
- Elle encourage les logiques répressives et carcérales. Si certains individus sont intrinsèquement pédophiles, ils sont incurables. Il ne reste qu’à les enfermer, les ’’éliminer’’ socialement par la camisole physique ou chimique.
- Plus largement, cette idéologie naturaliste ouvre la porte aux stigmatisations, au racisme et à l’eugénisme. Certains seraient faits pour commander, d’autres pour être guidés, certains pour être riches, d’autres pour vivre dans des HLM...
OGM et ADN, même combat.
Les partisans d'une société déshumanisée présentent les écologistes comme des arriérés réfractaires à un progrès qui serait forcément positif. Faucher un champ d'OGM, refuser que des multinationales utilisent un progrès technique pour générer toujours plus de profit au détriment des paysans et des consommateurs du monde entier, et refuser le fichage génétique, sont deux actions relevant d'une même logique : lutter contre l'asservissement de la recherche scientifique aux intérêts particuliers de quelques puissants, encore un combat essentiel de l'écologie politique.
19:30 Publié dans OGM et ADN : A qui profite la science ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fichage génétique, faucheur, OGM, procès, Besançon, sécuritaire, ADN







