10 mars 2008
14,38 %, l'écologie est durablement installée
970 personnes ont voté pour la liste Pontarlier Ecologie, changeons d'ère.
Nous les remercions et tenons à leur assurer que leurs deux élus sauront se montrer à la hauteur de leurs attentes. Ce résultat démontre qu'il y a un véritable désir d'une écologie indépendante, autonome, qui ne se laisse pas utiliser par telle ou telle autre formation politique. Il est certain que nous avons largement rassemblé sur notre liste des suffrages qui n'auraient pas pu s'exprimer autrement.
Pour que ce premier succès ne soit pas un feu de paille, pour soutenir nos élus au conseil municipal, pour poursuivre le développement de l'écologie sur le Haut-Doubs, nous allons très prochainement créer une association "Pontarlier écologie, changeons d'ère" à laquelle nous invitons tous les habitants du territoire de la communauté de communes.
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27 janvier 2008
Manifeste de la ville en Vert
Texte adopté à l’unanimité du conseil national des Verts le samedi 26 janvier 2008
La grande majorité des habitants de France, comme d’Europe, habite en ville : les sociétés du XXIème siècle sont urbaines. La ville doit être le lieu de la solidarité, du métissage culturel, de l’écologie urbaine (utilisation économe des ressources spatiales comme de l’énergie...). Pourtant, elle est trop souvent l’expression des impasses de notre développement productiviste passé : pollutions, crises énergétiques, ghettoïsation et exclusion sociale, réduction et désorganisation de l’espace rural... Les politiques publiques urbaines sont donc un enjeu politique majeur. Elles doivent s’appuyer sur la mobilisation des citoyennes et des citoyens et les pratiques des acteurs de l’urbain.
Les Verts ne rêvent pas de nouvelles villes à la campagne, ni de mégalopoles asséchant leurs territoires périphériques. Dans nombre d’agglomérations, des élus Verts ont, durant ce mandat, assumé la charge de politiques structurantes (urbanisme, logement, transports, environnement, réseaux eau et assainissement, équipements scolaires, santé...) qui en dessinent le devenir. Nous avons cherché, au quotidien, dans les politiques publiques que nous avons portées, à œuvrer pour des villes, rassemblées plutôt qu’étalées, fonctionnant en réseaux entre grandes agglomérations, villes moyennes, et zones rurales, soucieuses de la qualité de vie de leurs habitants, protectrices des plus faibles, associant étroitement les citoyennes et les citoyens à la vie publique municipale...
Nous ne perdons pas de vue que d’autres règles se définissent à d’autres échelons (nationaux, européens...), que nous sommes parfois amenés à ne pouvoir être que des pompiers locaux, confrontés aux dégâts d’un système mondial capitaliste insoutenable. La constitution de rapports de force à ces autres niveaux fait partie de nos objectifs politiques. Il faut être conscient que les effets cumulatifs des politiques publiques locales en font des politiques globales. L’addition des rapports de forces locaux est aussi un enjeu politique global.
Nous devons relever des défis majeurs :
Construire une ville “collective”, “fédérative”, composée de citoyennes et de citoyens et non de consommateurs (y compris de services publics) avec une vraie capacité de débats internes, de confrontation et compréhension partagée sur les principaux enjeux. En s’appuyant sur une véritable démocratie participative, cette ville doit savoir valoriser ses compétences, faire fructifier son capital de diversité des parcours et des origines. La culture est un des moteurs de ce vivre ensemble : la cité doit s’ouvrir à toutes les facettes de la création et s’appuyer sur l’énergie de ses artistes et de sa population. Elle doit permettre l’accès de chacun à la culture et développer les pratiques amateurs.
Concevoir une ville solidaire qui se dégage de la ghettoïsation sociale et spatiale, qui s’appuie sur les outils d’action publique tels que ceux de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) pour imposer des modifications en profondeur de son urbanisme, pour une véritable mixité des fonctions, des activités et des habitats. Nous nous fixons comme objectif de remédier à la ségrégation urbaine et à l’inflation du prix des logements, qui relèguent exclus et nombre de familles en périphérie. Nous pensons que peuvent se développer, dans la logique d’une économie sociale et solidaire, de nouvelles formes d’échanges locaux, génératrices de cohésion sociale.
Cette cité est écologiquement responsable. Notre ville en vert est agréable à vivre avec ses jardins publics en réseaux et ses corridors écologiques, ses transports publics et ses déplacements doux ... mais nous ne refusons pas d’augmenter la densité face au risque d’un étalement urbain en tache d’huile, prédateur d’espace et d’énergie, dont la réduction drastique est aujourd’hui un objectif politique prioritaire, tant l’extension des aires urbaines des principales métropoles est aussi un des éléments fondamentaux des évolutions démographiques de ces dernières années. Cette ville plus compacte reste soucieuse de sa trame verte, elle est maillée des équipements nécessaires aux habitants, d’espaces publics, de parcs et coulées de verdure, elle respecte son passé et son patrimoine architectural, ce sont les conditions de sa viabilité. Nous refusons par contre une densification à tout prix qui ne respecterait pas ces exigences. Notre ville en vert est aussi soucieuse de ses rejets (eaux résiduelles, déchets, pollutions atmosphériques et sonores) qui ne doivent pas être le problème des plus fragiles ici, ou des autres..., plus loin. Les enjeux de santé, liés au fonctionnement de la ville, sont aujourd’hui une priorité pour les Verts.
La ville en Vert c’est donc mieux vivre en ville, en renforçant la qualité urbaine, les équipements utiles au quotidien et créateur du lien social, l’accès au logement et aux services pour tous.
Face à ces enjeux, les Verts s’inquiètent des désengagements de l’Etat, qui vont à l’encontre de ces objectifs : réduction forte du financement des transports publics, insuffisances criantes sur les opérations de renouvellement urbain et sur le financement du logement social, incertitude sur les nouveaux dispositifs d’accompagnement social. L’aveuglement idéologique de la majorité de droite qui gouverne ce pays limite incontestablement notre capacité d’intervention, dans une période où l’action publique, et donc l’argent public, sont si nécessaires. Tout en s’opposant à cette remise en cause libérale de l’action publique, les éluEs Verts cherchent à mettre en œuvre des politiques à la hauteur des enjeux. Nous sommes convaincus que notre monde ne peut se satisfaire de demi-mesures, qu’il faut avoir le courage de politiques volontaires, refuser de sacrifier à la démagogie... Nous sommes conscients que ces enjeux nécessitent inventivité et créativité des modes d’intervention, et que nous ne pouvons élaborer et agir seuls : le travail en réseau avec l’ensemble des acteurs est donc indispensable.
UNE VILLE ECOLOGIQUEMENT RESPONSABLE
Sans illusions sur les mesures qui seront proposées dans le cadre de la loi-cadre suivant le grenelle de l’environnement, dont les questions urbaines auront été singulièrement absentes, les Verts sont conscients que nombre d’enjeux environnementaux sur l’effet de serre, la consommation d’espace et la perte de biodiversité, la pollution et le gaspillage de l’eau se jouent dans les villes. La rapidité de la dégradation de la planète entraîne une énorme responsabilité des futures équipes municipales, elles devront l’assumer dans le cadre des politiques publiques d’agglomération ou de pays, territoires pertinents de réponse à la hauteur des enjeux.
Nous proposons donc de :
Rendre systématiques les plans climats territoriaux : ce plan d’action, voté par l’intercommunalité, doit définir les mesures permettant d’atteindre localement les objectifs internationaux fixés par la communauté scientifique, notamment le GIEC, de réduction de nos émissions de gaz à effets de serre. Les Verts demandent que la loi rende obligatoire l’élaboration de ces plans climats dans tous les bassins de vie, et impose que tous les documents d’urbanisme et de déplacements du territoire s’y conforment (SCOT, PLU, PDU, permis de construire...). Comme ils l’ont fait dans les villes où ils étaient en responsabilité, Les Verts exigeront l’élaboration et la mise en oeuvre de plans climats partout où ils participeront à des majorités municipales,
Se doter de la compétence-énergie dans les agglomérations. Oubliées par la dernière loi d’orientation énergétique, les collectivités locales sont néanmoins une autorité organisatrice incontournable pour un territoire énergétiquement responsable. Les Verts demanderont que les intercommunalités où ils siègent se dotent de cette compétence, avec comme objectif minimum d’atteindre en 2020, 20% d’énergie renouvelable produite sur leur territoire. (Solaire thermique, photovoltaïque, réseau de chaleur, co-génération bois, biomasse, éolien, géothermie...),
Un plan d’isolation massif du logement ancien, avec un engagement financier des collectivités locales en complément de l’Etat, qui se doit d’être moteur (“OPAH énergétique”). Il s’agit notamment de faire des opérations ANRU de réhabilitation du parc social des vitrines d’écologie urbaine, avec en parallèle la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des charges pour les locataires,
Une action prioritaire sur le bâti communal, qui devra être autonome énergétiquement en 10 ans (isolation et production d’énergie renouvelable),
Une lutte résolue contre l’étalement urbain ; en l’absence de loi encadrant strictement les possibilités de mutation des terres agricoles, nous défendons le principe d’une ville qui assume sa nécessaire reconstruction sur elle-même : une ville rassemblée, où la mixité sociale et générationnelle sera renforcée. Cette action contre l’étalement urbain passe aussi par une coopération étroite entre agglomérations et zones rurales, entre grandes villes et villes moyennes, dans un souci d’équilibre et de solidarité, alors que les grandes villes ont souvent dédaigné leurs territoires périphériques. Le renforcement des villes moyennes est un enjeu central d’un développement durable de nos territoires,
Poursuivre et accélérer la sortie du modèle du tout automobile pour une complémentarité renforcée des modes de transport en ville : développement massif des transports en commun, ville donnant priorité aux piétons et aux cyclistes, auto-partage, refonte des modes d’approvisionnement et de transport des marchandises en ville...Durant ce mandat, les Verts ont montré leur courage et leur savoir-faire en la matière, et préparé le terrain pour des Plans de déplacements urbains plus contraignants en objectifs et en règle sur la consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, et les nuisances (bruit, pollution atmosphérique...),
Penser les enjeux de biodiversité et de protection de la nature : chaque aire urbaine doit connaître et préserver sa biodiversité, éviter les coupures d’urbanisation, favoriser les aménagements favorables à sa faune et flore, garder l’eau dans la ville et réduire ses pollutions...Dans ce cadre, il est essentiel de réduire drastiquement les utilisations de produits phytosanitaires, en se donnant comme objectif le zéro-phyto en 2012, tant pour les utilisations publiques (espaces verts, voirie...) que privées (jardins, balcons...),
Changer nos modes d’alimentation est un enjeu central de protection de l’environnement. Dans la Ville en Vert, nous augmenterons fortement dans les restaurations collectives (cantines, crèches, maisons de retraites...), le recours aux produits biologiques, aux circuits courts de l’agriculture de qualité périurbaine, nous proscrirons tout produit contenant des OGM. Nous soutiendrons aussi l’auto organisation des consommateurs (type "coopérative d’achat", AMAP) et favoriserons le développement de marchés bio,
Limiter la pollution publicitaire dans les villes,
Une nouvelle politique de l’eau : réduire les consommations d’eau est une nécessité : double-circuit dans la construction neuve, utilisation des eaux de pluies pour l’arrosage et le nettoyage... Nous devons expérimenter et développer de nouveaux systèmes d’assainissement (notamment pour les écarts urbains...) et sommes convaincus de la nécessité d’une véritable politique des eaux pluviales qui « lessivent » les villes (traitement, maintien de la perméabilité des sols...). Pour atteindre cet objectif de qualité de l’eau (production, distribution et assainissement), les Verts défendent le choix du service public en régie,
Réduire et gérer nos déchets et nos rejets, sans les faire subir à d’autres s’impose à nous, avec l’enjeu fort d’une réduction des déchets à la source, complété par le tri sélectif et le développement des filières de déchets organiques. L’économie du réemploi est un secteur d’avenir que nous devons accompagner,
Remise à plat, au niveau national et européen, de la fiscalité sur les déchets, en faveur de la réduction à la source,
Mettre en place des plans locaux de préventions des risques, intégrant l’ensemble des enjeux (prévention, urbanisme, information du citoyen...), Développer et la sensibilisation à l’environnement, notamment vers les scolaires.
Les collectivités locales sont des acteurs majeurs de la protection de l’environnement qui doivent être reconnues. Nous chercherons à peser, par nos associations d’élus, sur les nécessaires réformes des lois et directives, et nous nous investirons dans les grands débats mondiaux dans le cadre des pouvoirs reconnus des “autorités locales ”, par exemple, les négociations internationales sur le climat.
UNE VILLE SOLIDAIRE
La ville est l’espace clef de la vie en société, l’objectif des politiques publiques locales est donc bien de renforcer le vivre-ensemble et les solidarités. Engagés dans la construction de la ville et dans la refonte des politiques sociales, porteurs d’innovations, les Verts ont montré, notamment dans les banlieues, dans un contexte difficile d’aggravation de la pauvreté, de tensions sociales et de désengagement de l’Etat, leur engagement auprès de tous. La ville rassemblée est l’expression de notre projet de vivre-ensemble ; nous faisons de la mixité sociale diffuse un enjeu majeur : dans ce cadre, nous souhaitons disposer de nouveaux outils de préemption foncière et de lutte contre la spéculation immobilière, difficiles aujourd’hui à mettre en œuvre dans les cadres législatifs actuels. Plus globalement, il s’agit de décloisonner le social, la santé, l’environnement, en lien avec l’éducatif. Cela peut se faire autour de contrats locaux, en favorisant toujours l’expertise des usagers bénéficiaires.
Nous proposons donc de :
Renforcer et d’améliorer le parc de logements sociaux, en nombre insuffisants et souvent vétustes, politique pour laquelle nous dénonçons fortement le désengagement de l’Etat, et ce malgré ses déclarations incantatoires. C’est une urgente obligation et notre premier objectif politique. Faute aussi de véritables sanctions nationales contre les communes qui en accueillent peu, et qui refusent de s’engager dans de nouvelles constructions, les élus Verts se battront dans les intercommunalités pour que ces communes soient moins dotées financièrement (par exemple, par le biais des dotations de solidarité communautaire). Nous faisons évidemment de la lutte contre le logement indigne une autre priorité é forte de notre action. - Parallèlement à cette mixité diffuse, nous considérons que la qualité de l’espace public est centrale pour favoriser la rencontre et le vivre-ensemble. Nous serons attentifs à ce qu’un même souci de qualité préside aux opérations, qu’elles soient en centre urbain ou dans des quartiers périphériques,
Augmenter et adapter les possibilités d’accueil des jeunes enfants (la politique d’accueil de la petite enfance est une politique socle du vivre-ensemble), Mettre en place une véritable politique publique partenariale de l’enfance (accompagnement des familles, protection, actions éducatives...),
Faire de la santé un thème fédérateur du prochain mandat, par la mise en place de plans santés ambitieux (adhésion au réseau des villes « santé » de l’OMS), avec notamment un volet santé environnementale. La santé ne se limite pas aux politiques de soin ; la ville est donc à travers toutes ses actions, un acteur majeur des politiques de santé, Mieux diagnostiquer et lutter contre les risques diffus (qualité de l’air intérieur, villes sans substances CMR -Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique...),
Agir fortement sur les comportements alimentaires (lutte contre la malbouffe, la surconsommation de sel et de sucre, accès aux légumes et fruits frais pour tous, sport et pédibus...),
Lutter contre les nuisances sonores, Développer un système de santé de proximité (maisons de santé...) et promouvoir un hôpital inséré dans un dispositif construit sur un territoire de santé, Créer des appartements thérapeutiques en nombre suffisant, Avoir une stratégie locale de prévention du sida et des maladies sexuellement transmissibles, en lien avec les associations spécialisées,
Repenser les politiques d’aides aux personnes en difficulté. Les aides aux bénéficiaires doivent tendre à l’automaticité et ne plus cumuler les conditions, trop souvent inutiles voire contradictoires. Nous voulons renforcer et clarifier les relations avec les associations qui remplissent des missions d’intérêt général. Des compétences disséminées entre les collectivités territoriales naît un dédale de dispositifs : nous souhaitons simplifier et sortir du saupoudrage en définissant clairement des priorités, fondées sur une analyse en permanence réactualisée de l’état social de la population. Nous soutenons l’idée de maisons de services publics, guichet unique avec collège de professionnels et pluridisciplinarité,
Créer une structure locale d’accueil et de soutien aux femmes victimes de violences, Mettre en place des logiques de parcours résidentiel, accessible à tous les revenus et des stratégies de logements adaptés (modulables, changeables tout au long de la vie),
Développer fortement les services aux personnes âgées, notamment dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Accompagnement des expérimentations de solidarités intergénérationnelles comme l’hébergement d’étudiants en échange de services... Rendre réellement accessible pour tous l’espace et les services publics. Accélérer les politiques publiques en la matière,
Refuser les casinos dans les villes, miroir aux alouettes aux conséquences sociales désastreuses, Soutenir matériellement les familles sans-papiers.
UNE VILLE ATTENTIVE À LA VALORISATION DE SON PATRIMOINE HUMAIN.
La ville doit être lue comme un potentiel humain, naturel, patrimonial, financier. Elle doit aussi intégrer la mobilité d’une partie de ses acteurs, elle est lieu de passage.
Nous ne saurions nous satisfaire de "métropoles" en compétition exacerbée les unes par rapport aux autres, ne cherchant qu’à attirer des "emplois "high-tech". Nous prônons une action différente, où nous prenons soin de la diversité des emplois, garante de la cohésion sociale, où nous restons solidaires des territoires périphériques. Nous estimons que de réelles planifications régionales sont nécessaires et sommes intéressés par l’esprit de la coopération en réseaux des grandes villes, entre elles et avec leurs territoires périphériques, pour une réelle maîtrise du phénomène de la métropolisation, par la complémentarité plutôt que par la rivalité compétitive. Nous pensons imaginables dans les prochaines années, notamment pour des raisons de coût des transports, des relocalisations économiques, qu’il s’agit de préparer.
Un développement endogène accompagné
Renforcer nos investissements dans la formation (en lien avec les régions, et sans se concentrer uniquement sur les formations d’excellence), et la recherche (en s’appuyant sur les atouts spécifiques du territoire), en étant attentif à la valorisation des savoirs et des parcours : Développer des éco-activités, des éco-filières est un enjeu en soi. Les éco-activités représentent aujourd’hui des milliers d’emplois potentiels, dans des activités aussi diverses que les déchets, le bâtiment, les transports, les énergies renouvelables, ... Elles amènent un double développement : en transformant l’économie et les modes de production ; en créant des emplois locaux et écologiquement utiles. Nos collectivités doivent aider à leur émergence, en évitant de reproduire ici concurrences et compétitions stériles entre nos territoires.
Soutenir fortement l’agriculture périurbaine, notamment par des outils de maîtrise foncière, accompagner l’installation de jeunes agriculteurs en les orientant vers les circuits courts.
Transférer les aides économiques vers le développement local, revoir les aides aux entreprises. Cela doit nous permettre de privilégier des actions qui répondent au mieux à nos priorités (par exemples : l’utilité environnementale et sociale de ses productions et services, son ancrage territorial, le dialogue social interne, l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, la formation des moins qualifiés...), ou de ne pas soutenir des actions qui seraient contraires aux principes que nous nous fixons en fonction de nos choix politiques (activités sur-consommatrices d’énergies...). »
Continuer d’accompagner, comme nous l’avons porté durant ce mandat, le développement de l’économie sociale et solidaire, notamment par des outils financiers solidaires (fonds de placements ESS, fonds de soutien à l’innovation, épargne solidaire...) et en promouvant la conversion en SCOP. Nous soutiendrons dans ce cadre la prise en charge de missions de service public (Exemple : SCIC pour gérer un service d’auto partage, de location de vélos, un parc éolien...)
Mettre en place les conditions de solvabilisation (monétaire ou non) de la demande de services de proximité à la personne (élargissement du titre emploi service aux collectivités et institutions, soutien à la création de monnaies complémentaires, locales (type SEL) ou nationales (SOL).
Accompagner les expériences de mise en place sur les compléments de revenu (étudiants, personnes âgées, précaires...) Accompagner la relocalisation des systèmes de productions locaux.
Une ville attentive à son fonctionnement
Généraliser des bureaux et missions des temps, pour gérer différemment la ville à la fois dans ses temps sociaux que dans ses fonctionnements. Il faut remettre en cause des habitudes (par exemple le nettoyage des locaux au petit matin) qui génèrent difficultés de vie (transport, gardes d’enfants...) pour des personnes peu qualifiées, souvent des femmes isolées. Il faut remettre en cause des horaires qui provoquent la saturation à heure fixe des transports en commun... La ville en Vert est une ville mieux comprise et mieux coordonnée.
Utiliser les capacités d’achat collectifs pour agir sur l’offre, sur les habitudes... Nous serons en soutien aux organisations citoyennes, aux possibilités d’informations sur des consommations alternatives ; dans les achats publics, la collectivité doit être exemplaire : éco-responsable et équitable. Il ne s’agit plus d’acheter symboliquement quelques paquets de café ici ou là, mais de passer à de l’achat quantitatif systématique et significatif, participant à l’organisation de véritables filières, comme nous l’avons déjà initié dans certaines régions.
Défendre et redévelopper le commerce de proximité, alternative aux concentrations en périphérie au bénéfice de quelques enseignes mondiales. Nous utiliserons toutes les ressources de la loi SRU, pour préempter si besoin est, pour préserver des offres commerciales variées dans toute la ville, dans le centre comme dans les quartiers excentrés, et limiter le surdéveloppement des grandes surfaces.
Permettre l’accès pour tous à Internet et aux nouvelles technologies, refuser la fracture numérique.
Une ville où chacun est reconnu
Mettre en œuvre des politiques d’insertion actives, fondées sur la valorisation des capacités de chacun.
Élaborer des plans locaux de lutte contre toutes les discriminations qu’elles soient en fonction de l’origine, des croyances, du sexe, de l’état de santé, des handicaps, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, avec mise en place d’une structure locale indépendante de suivi, accessible pour tous, une aide aux associations, aux concours d’emploi publics...
Promouvoir l’égalité des chances à l’embauche ou dans le travail au sein des services communaux ou d’agglomérations, Systématiser la reconnaissance des PACS en mairie pour les couples qui le souhaitent.
Renforcer la présence des aînés dans la ville, leur donner une autre place, développer des outils en ce sens (carrefour du bénévolat, promotion des tutorats...) Les personnes âgées sont riches de savoirs et d’expérience que nous devons valoriser, créer un conseil des jeunes de 15 à 25 ans (habitant, travaillant ou étudiant dans la commune), doté d’une forme d’autonomie,développer une politique d’échanges de coopération solidaire en lien avec les associations issues de l’immigration.
UNE VILLE EN DEBAT : DEMOCRATIQUE, INTERACTIVE, INTERCULTURELLE...ET INTERCOMMUNALE.
Le risque est grand aujourd’hui de nous diriger vers des villes qui ne soient qu’empilement de groupes s’ignorant les uns les autres, et d’habitants se vivant plus comme des consommateurs de service public que comme des citoyens. Décloisonnement des quartiers et des réseaux, association étroite des habitants à la décision publique sont des enjeux essentiels pour un nouveau vivre-ensemble. Il nous faut réinventer de nouvelles fraternités urbaines et une culture commune en matière de démocratie participative... une priorité réelle à la qualité de l’espace public et à son animation, expression d’un “vouloir vivre ensemble" qui n’existe que par la rencontre. La ville piétonne, celle des rencontres les plus faciles, la ville en fête pour tous, c’est la ville en vert. Nous nous retrouvons dans la démarche de l’agenda 21 de la culture, véritable plan d’action global, adopté à Barcelone dans le cadre de la dynamique de Forum Social Mondial ;
Nous proposons de :
S’engager clairement sur la reconnaissance et la valorisation des diversités culturelles, fondement du vivre-ensemble, des métissages et de la création permanentes de cultures communes. Le repli communautariste se nourrit de l’exclusion et de la non-reconnaissance, les élus (e) s Verts considèrent que les politiques locales restent encore bien timides dans ce nécessaire accompagnement et cette mise en scène des diversités. Concernant les populations d’origine étrangère non-européennes, l’obtention du droit de vote aux élections locales reste un élément fort de reconnaissance que nous continuons d’exiger,
Soutenir la diversité de l’action culturelle (équilibre des politiques publiques entre espaces culturels institutionnalisés et accompagnement des micro-réseaux de créateurs, les petits lieux de diffusion, les actions de quartier,...), refus de la barrière entre « culture » et « socio-culture », culture « amateur » ou " professionnelle ». Les villes doivent assumer le défi d’une production artistique ambitieuse, car elles peuvent à la fois produire et montrer les œuvres, mais également trouver les formes d’intervention qui garantissent l’accès de tous à cette production,
Développer des transports publics de qualité, de la périphérie aux centres et entre tous les quartiers pour éviter les cloisonnements et les exclusions,
Renforcer et rénover les conseils de quartier : ils doivent désormais entrer dans l’âge adulte et se penser comme espace d’animation démocratique de ce territoire, s’autonomiser par rapport au pouvoir politique (mode de désignation de leurs membres, budgets propres, moyens d’information et d’expertise...). Les conseils de quartier doivent notamment être impliqués dans les concertations sur l’urbanisation et son aspect durable, l’amélioration de la réactivité du service public. Ils pourraient être représentés dans les conseils de développement. ... À côté des conseils de quartiers, des commissions « extra municipales » thématiques peuvent aussi être des lieux d’expérimentation de budgets participatifs,
Soutenir les expériences du tiers secteur de la communication et de l’audiovisuel sous toute ses formes (Internet, radio, télévision, presse écrite) car elles garantissent le pluralisme des médias.
UN ENJEU FORT : RENFORCER L’INTERCOMMUNALITE.
Améliorer la mise en réseau des acteurs : issus des conseils de la LOADDT dite loi Voynet de juillet 99, les conseils de développement des pays, trop souvent organisés autour des notables locaux, n’en restent pas moins pour un bon tiers d’entre eux des lieux d’expérimentation démocratique exceptionnel, de conduite de démarche « projet ». Il faut les valoriser et les ouvrir largement, en synergie avec les conseils de la jeunesse, les conseils d’étrangers...
Sortir l’intercommunalité de son vide démocratique. Nous prônons l’élection au suffrage universel direct car qui lève l’impôt doit être contrôlé par le suffrage. C’est une réforme démocratique clef. Mais, au-delà de cette élection permettant de sortir d’une situation d’élus au 2ème degré dont le contrôle est incertain, c’est l’approfondissement même de la participation à partir des intercommunalités qui est posés : celles-ci ont entre les mains des compétences et des budgets de plus en plus lourds : de la gestion urbaine aux grands projets d’agglomération. Les intercommunalités devront produire des chartes de démocratie locale par lesquelles elles définiront l’ensemble des procédures et des outils qu’elles entendent mettre en place pour sortir de la distance au citoyen.
Favorables à la suppression à terme de l’échelon départemental, les Verts considèrent que le pays et l’intercommunalité sont l’avenir, à condition d’être exigeants sur leur fonctionnement démocratique et leur cohérence territoriale. Ainsi nous considérons nécessaire un renforcement de la loi sur la cohérence des territoires d’intercommunalité (respect des aires urbaines...), pour éviter des petites intercommunalités " politiques" ne correspondant pas à des territoires d’action pertinents.
20:21 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manifeste de la ville en vert, municipales, écologie, pollution
05 décembre 2007
Pas de fraternité ?
S'il ne devait y avoir qu'une seule justification à la création d'une liste autonome de l'écologie politique pour les élections municipales de Pontarlier, ce serait peut-être la porte Saint Pierre, ou plutôt l'inscription qui s'y trouve.
Sur ce symbole si souvent utilisé de la ville, on peut lire (certes, avec difficultés pendant les fêtes) : Liberté - Egalité.
Comme si la fraternité, troisième pilier de la République n'était finalement qu'une béquille, un accessoire qu'on peut supprimer quand la place manque.
Comme si les représentants de la nation n'étaient chargés que de veiller au bilan comptable de la liberté et de l'égalité mais pouvait oublier la place des rapports humains.
Comme si les citoyens n'étaient que des petites machines à consommer, des petites unités nombreuses et sans autre interconnexion qu'économique.
C'est parce que nous avons oublié la fraternité que nous vivons aujourd'hui dans un monde où la course à toujours plus de consommation, plus de production, fait la loi en politique. Le productivisme consiste à militer pour toujours plus de consommation. L'écologie consiste à militer pour simplement mieux vivre ensemble !
14:40 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liberté, égalité, fraternité, devise, République, Pontarlier, municipales
08 novembre 2007
Pascal Canfin : Ecologie et économie politique
Comment concilier décroissance et revendications salariales ? Comment convaincre de la nécessité de produire mieux et moins ceux qui veulent gagner plus ? Pascal Canfin, journaliste à Alternatives Economiques, explique l’articulation de la vision écologiste avec la nécessité de prendre en compte les préoccupations immédiates du plus grand nombre.
08:50 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 juin 2007
Deuxième clip officiel de campagne
10:14 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 juin 2007
Des députés Verts, pourquoi faire ?
18:58 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mai 2007
Radicalité
A partir de samedi, nous serons sur les routes. Après tout, pourquoi ne pas lier plaisir et militantisme ? Pourquoi ne pas appliquer à nous-mêmes ce que nous prônons ? Pendant 9 jours, nous serons sur nos vélos, à prendre le temps de discuter.
Nous voulons une société écologique, une société humaine, qui respecte la vie sous toutes ses formes. Cette société ne veut pas d'emplois jetables, ne veut pas de précarité, ne veut pas de caste ni de privilèges, elle ne peut se concilier avec l'individualisme et la lutte pour la survie contre les autres, bref, cette société est radicalement incompatible avec les valeurs de droite.
Cela ne veut pas dire pour autant qu'elle est compatible avec toutes les valeurs de gauche. « La mer est vaste et qui peut la vider ?» disait Aristote qui ne connaissait pas le productivisme soviétique. Certains (trop) à gauche continuent à vanter les mérites du collectif non pas pour une meilleure vie commune mais pour pouvoir produire toujours plus, consommer toujours plus.
Ce productivisme acharné alors que les ressources diminuent ne peut qu'entraîner plus de compétition, plus de concurrence pour moins de butin. Les gagnants s'en sortent, les perdants sont encore plus perdants. Tant que la gauche n'aura pas rompu avec le productivisme, elle ne pourra pas faire sa propre révolution !
A propos de révolution, les Verts ont décidé de ne pas confondre radicalité idéologique et radicalité de posture. Oui, nous considérons que la planète en général et la France en particulier ont besoin d'un renouveau important, d'un changement radical de mentalité. Les Verts pourraient se contenter de protester, de se déclarer « anti-ceci » ou « anti-cela ».
Mais les Verts ont préféré sortir des simplismes, des slogans tout-faits, ils ont préféré depuis longtemps chercher à participer aux exécutifs pour peser sur les choix.
C'est parce que les Verts savent qu'on ne crée pas une société contre les uns ou les autres, qu'ils sont prêts aux compromis, qu'ils veulent travailler en commun pour faire progressivement avancer la cause de l'écologie politique. C'est peut-être moins valorisant qu'une opposition systématique. C'est en tout cas plus efficace. C'est le choix des Verts.
23:40 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 mai 2007
L'écologie n'est pas une option !
Une nouvelle fois durant la campagne de la présidentielle, l'écologie a disparu des débats les plus médiatiques. Tout juste a-t-elle parfois servi de prétexte.
Les Français ont choisi Nicolas Sarkozy, le candidat des lobbies, des OGM, du tout-routier, sans doute notamment parce que l'écologie n'est aujourd'hui encore comprise que comme une contrainte, au mieux comme une somme de mesures à prendre à la marge. Pour les Verts, la société productiviste prônée par l'ensemble des formations politiques ne peut que nous mener dans le mur. Comment continuer à croire que le bonheur passe par toujours plus de consommation, plus de création de richesses matérielles ? Comment continuer à croire au productivisme quand nous voyons les haines attisées, les communautarismes renforcés, les sociétés les plus riches déboussolées.
Pour les Verts, il est temps de remettre l'être humain au coeur des considérations politiques. C'est vers lui et non plus vers la création de profit que doit se tourner notre attention. L'écologie est un projet de société global et il n'est pas à vendre. Les Verts ne sont pas un parti socialiste avec option environnement.
Pour les Verts, l'écologie, cela signifie lutter contre la désertification des campagnes, soutenir les commerçants et artisans plutôt que les grandes surfaces, encourager une agriculture de qualité et des paysans qui gagnent décemment leur vie grâce à leurs productions et non plus grâce aux aides, cela veut dire moins d'individualisme, plus de démocratie, plus de solidarité avec les pays du sud ...
L'écologie, cela implique également d'oser regarder la réalité en face et de remettre nos modes de consommation en question. Cela implique de ne pas se laisser berner par le "bon sens" qui n'est en fait qu'un camouflage du simplisme. Au delà de chaque circonscription, les députés représentent la nation toute entière. Leur rôle n'est pas d'aller à la pêche aux subventions mais d'intervenir pour l'intérêt général.
Concrètement, dans le Haut-Doubs, un projet écologique signifie :
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Encourager les petites productions porcines mais empêcher les porcheries industrielles qui détruisent le Dessoubre, le Doubs ou la Loue.
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Protéger les AOC Comté et Mont d'Or face aux menaces OGM.
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Promouvoir une politique touristique raisonnée, de quatre saisons, qui profite aussi à la population et aux commerçants locaux.
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Favoriser des transports en commun efficaces et adaptés, notamment aux besoin des frontaliers.
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Développer la filière bois énergie.
C'est ce projet de société que je vous propose. C'est pour vous l'occasion de récupérer votre voix, de ne plus vous faire forcer la main par un autre vote qui serait plus "utile".
Parce que les Verts veulent faire de la politique autrement, parce qu'ils ont des idéaux et qu'ils sont cohérents, nous ferons campagne à vélo. Du 26 mai au 3 juin, le candidat et des sympathisants sillonneront de conserve la circonscription à la rencontre des citoyens, pour débattre et échanger de façon conviviale. Vous trouverez ci-joint le programme de la caravane des Verts.
Pour une société apaisée et fraternelle
Pour une société respectueuse de son milieu et de ses habitants
18:45 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 mai 2007
En mai, le vote n'est pas vraiment celui qui nous plait !
Aujourd'hui, mardi 1er mai, les Verts accompagnaient les faucheurs volontaires, la confédération paysanne, les alternatifs, lors d'un semis volontaire en Haute-Saône.
La situation est une nouvelle fois tout bonnement incroyable. Une variété de maïs, cultivé depuis le 17ème siècle, à l'origine de la renommée du poulet de Bresse, n'est plus cultivée puisqu'elle n'est pas assez rentable. Elle a donc disparu du catalogue officielle et sa culture est donc désormais interdite !
Un paysan n'est pas autorisé à semer ce qui n'est pas ou plus repertorié ! Ce maïs blanc est donc voué à disparaitre. On connait les risques quand le nombre de variété cultivée diminue, c'est le meilleur moyen pour favoriser les épidémies, c'est un appauvrissement de la biodiversité. Cette uniformisation est insupportable pour tout citoyen qui a la chance d'avoir accès à ces informations.
Nous étions donc une quarantaine hier à planter du maïs illégal, de façon festive, les enfants n'étaient pas les moins actifs. Pour moi qui n'a pas souvent mis les mains dans la terre de ma vie, c'était d'autant plus jouissif de sentir le grain s'enfoncer sous le pouce dans la terre humide. C'est ce cycle de vie qui est menacé. Le métier de paysan est voué à disparaitre, menacé par l'agro-industrie. Ne laissons pas les paysans seuls face à cette menace !
Merci à Jean-Michel Pinot, à Jean-Paul Henry, à Gilbert Froidevaux, pour cette belle journée du 1er mai.
Comment dans ces conditions, ne pas être d'autant plus effrayé par l'hypothèse Sarkozy ? Le seul à ne pas s'être prononcé en faveur d'un moratoire sur les OGM !
Entre ses positions environnementales inexistantes, ses choix socio-économiques catastrophiques et ne faisant que prolonger les options destructrices du gouvernement actuel, ses tendances à l'hégémonie, à l'encadrement de la pensée, ses menaces contre les libertés individuelles fondamentales, et j'en passe, comment hésiter un instant dimanche prochain entre le vote blanc, l'abstention et le vote Royal ?
Certes, le PS a tout fait pour laminer les Verts en agitant l'épouvantail Le Pen, en appelant sans cesse au vote utile, tout cela dans le seul but de pouvoir négocier en position de force.
Certes les positions environnementales du PS sont a minima, l'excellence environnementale nous ferait rire si la situation n'était pas aussi tragique.
Certes Ségolène Royal, en se proclamant seule candidate de l'écologie fait preuve d'un mépris que l'attitude des militants PS croisés durant la campagne ne faisait que confirmer.
Malgré tout, le cas Sarkozy présente un danger démocratique trop important. Le 6 mai, nous voterons pour Ségolène Royal !
Dans ces conditions, la probabilité et même l'opportunité d'un accord législatif avec le PS semblent assez restreintes. Le 10 juin, ce sera l'occasion de donner de la voix. L'urgence écologique impose des changements radicaux, des changements de société et pas simplement des mesures à la marge !
Le 10 juin, vous pourrez reprendre votre voix, exprimer votre opinion.
Le 10 juin, je vous invite à voter nombreux non pas pour ma personne mais pour le programme des Verts, pour une société écologique !
Le 10 juin, ne vous faites pas voler votre voix une seconde fois !
19:25 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







