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30 mai 2008

"On ne va pas retourner à l'âge de pierre !"

La route est longue avant l'avènement de l'écologie politique, et le conseil municipal de mercredi dernier nous en a apporté une nouvelle preuve.

La commune de Pontarlier s'apprête à organiser à l'automne le "festival du sport", un projet tout à fait intéressant de rencontres, formations, débats, démonstrations autour du sport. Parmi les initiatives, certaines associations sportives de Pontarlier vont faire découvrir des activités peu pratiquées ou méconnues. Ainsi le club de rugby fera découvrir le football américain, le club de basket organisera des matchs de handi-basket ... Les subventions accordées aux associations se montent à 34 000 € et il se trouve que 10 000 €, près d'un tiers de cette somme, est alloué à l'aéro-club pour ce qui nous est présenté comme de la démonstration de voltige aérienne.

J'ai donc fait remarquer que cette somme me semblait réellement disproportionnée pour un sport qui restera toujours confidentiel étant donné son coût et surtout au regard de son impact environnemental.  M. Genre s'est alors lancé dans une grande tirade avec des accents qu'on croyait relégués aux oubliettes sur l'air des écologistes utopistes et arriérés, hostiles au progrès... Nous apprenions au passage qu'il y aurait aussi des baptêmes de montgolfière et des visites des avions au sol, ce qui n'était pas indiqué sur les documents en notre possession.

"Dans ce cas, il faudrait aussi arrêter de subventionner les films tournés dans la région parce qu'il faut des camions pour transporter le matériel". Sauf qu'il y a une différence de taille entre transporter du matériel pour une création et brûler du kérosène pour le plaisir. A moins qu'on ne pratique plus du sport pour le plaisir. Soyons clairs, l'aviation est utile pour la photographie aérienne, pour la prospective archéologique ... La vraie question est celle de l'utilité.

De même, M. Genre nous a reproché de vouloir toujours être très exigeant sur tous les dossiers, on ne pourrait pas "vouloir toujours le niveau plus - plus", donc pas besoin de récupération d'eau de pluie pour l'école de musique. "Nous allons déjà faire quelque chose de plus - plus au Gounefay", comme si un projet pouvait permettre d'excuser pour le reste. L'écologie n'est pas un gadget, la qualité environnementale des bâtiments, ce n'est pas un joujou pour calmer les écolos, ce n'est pas une contrainte, c'est un projet d'avenir qui rentre dans une perspective globale. Quand on construit aujourd'hui, il ne faut pas réfléchir sur une échéance de 10 ou 15 ans, mais bien de 30, de 50. Et dans ce cadre, la réduction drastique des consommations d'énergie, les économies en général, sont essentielles.

Les écologistes préfèrent anticiper l'avenir plutôt que de le subir. L'aveuglement général sur ce point est gravissime, ceux qui veulent nous "faire retourner à l'âge de pierre", ce ne sont pas les écologistes, ce sont ceux qui ne veulent pas voir le futur qu'ils sont en train de nous préparer.



28 mai 2008

Deux faucheurs anti-ADN relaxés à Millau !

Deux faucheurs volontaires de maïs transgénique, qui ont refusé de se soumettre à un test ADN fin 2007, ont été relaxés aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Millau. Le tribunal a simplement motivé son jugement en la qualifiant de "décision très juridique", une façon de dire que le fichage ADN pour les faucheurs est inopportun et disproportionné.

Les bonnes nouvelles succèdent donc aux moins bonnes. A ce jour, je ne connais toujours pas la date de ma comparution en appel, alors que je suis, il me semble, celui qui a été le plus lourdement condamné. En décembre, un faucheur avait cependant été condamné à deux mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Douai.

27 mai 2008

Pas de petits profits pour Monsanto

Pour les 49 de Grenneville, la situation n'est déjà pas évidente puisque nous sommes en train de payer nos amendes pour le fauchage d'août 2004. Grâce à la solidarité des militants de Franche-Comté, j'ai pu ainsi réussir à tout payer, ce n'est malheureusement pas le cas des 49.

Cette affaire n'est même pas finie pour autant car aujourd'hui avait lieu à Orléans l'audience pour les dommages et intérêts réclamés par Monsanto en réparation ! Monsanto a réclamé 626 000 €, l'expert désigné par la cour d'appel a estimé le préjudice à 100 000 € et maitre Etelin, notre avocate, a plaidé pour 4000 € en réparation des dommages envers les agriculteurs concernés. Le jugement sera rendu le 16 septembre.

Faut-il rappeler au passage que le conseil d'État lui-même avait déclaré (2 ans après le fauchage) que le champ était illégal ?

Il n'y a certes pas de petits profits pour Monsanto qui brasse déjà des milliards, mais la démarche de la firme consiste surtout à épuiser les ressources des faucheurs et à nous faire cesser la lutte pour des raisons d'argent. Ils savent bien que sur ce plan-là, nous sommes faibles, alors que sur le terrain de la controverse, du débat démocratique, de la loi, ils sont inévitablement perdants !

Réponse le 16 septembre, d'ici là, de nombreux autres procès auront lieu, à Orléans encore, à Chartres, à Toulouse ... Ne baissons surtout pas la garde ! 

10 mai 2008

24 et 25 - Rdv à Besançon

 Pour un revenu d'existence pour les personnes handicapées !

 

Et vous pouvez aussi en profiter pour aller lire et signer l'appel :

http://pacte.blogs.apf.asso.fr/ 

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