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25 mai 2007
Radicalité
A partir de samedi, nous serons sur les routes. Après tout, pourquoi ne pas lier plaisir et militantisme ? Pourquoi ne pas appliquer à nous-mêmes ce que nous prônons ? Pendant 9 jours, nous serons sur nos vélos, à prendre le temps de discuter.
Nous voulons une société écologique, une société humaine, qui respecte la vie sous toutes ses formes. Cette société ne veut pas d'emplois jetables, ne veut pas de précarité, ne veut pas de caste ni de privilèges, elle ne peut se concilier avec l'individualisme et la lutte pour la survie contre les autres, bref, cette société est radicalement incompatible avec les valeurs de droite.
Cela ne veut pas dire pour autant qu'elle est compatible avec toutes les valeurs de gauche. « La mer est vaste et qui peut la vider ?» disait Aristote qui ne connaissait pas le productivisme soviétique. Certains (trop) à gauche continuent à vanter les mérites du collectif non pas pour une meilleure vie commune mais pour pouvoir produire toujours plus, consommer toujours plus.
Ce productivisme acharné alors que les ressources diminuent ne peut qu'entraîner plus de compétition, plus de concurrence pour moins de butin. Les gagnants s'en sortent, les perdants sont encore plus perdants. Tant que la gauche n'aura pas rompu avec le productivisme, elle ne pourra pas faire sa propre révolution !
A propos de révolution, les Verts ont décidé de ne pas confondre radicalité idéologique et radicalité de posture. Oui, nous considérons que la planète en général et la France en particulier ont besoin d'un renouveau important, d'un changement radical de mentalité. Les Verts pourraient se contenter de protester, de se déclarer « anti-ceci » ou « anti-cela ».
Mais les Verts ont préféré sortir des simplismes, des slogans tout-faits, ils ont préféré depuis longtemps chercher à participer aux exécutifs pour peser sur les choix.
C'est parce que les Verts savent qu'on ne crée pas une société contre les uns ou les autres, qu'ils sont prêts aux compromis, qu'ils veulent travailler en commun pour faire progressivement avancer la cause de l'écologie politique. C'est peut-être moins valorisant qu'une opposition systématique. C'est en tout cas plus efficace. C'est le choix des Verts.
23:40 Publié dans L'écologie n'est pas une option | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








Commentaires
Tout-à-fait d'accord, et je commence à regretter de ne pas habiter dans le haut-doubs pour vous apporter mon suffrage le 10 juin prochain. Cela dit, sans vouloir être pessimiste, par le froid polaire qui règne en cette fin de mai, ma boulangère haranguait la foule en disant que le réchauffement climatique c'était un prétexte pour prélever des taxes, suscitant l'approbation d'un raëlien qui distribuait des tracts en faveur des OGM à l'entrée de son échoppe... C'est mort je vous dis, la démocratie c'est une belle chose tant qu'on a encore un petit peu de liberté de conscience, mais le résultat des élections dépend avant tout d'une oligarchie qui bombarde ses messages sur nos écrans de fumée. Excusez ce commentaire qui ne veut rien dire, je me suis levé tôt pour ne pas aller en prison, du coup je n'ai dormi que trois heures et mon esprit est embrouillé. Bonsoir chez vous.
Ecrit par : Hector Gnole | 29 mai 2007
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